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[L'Histoire de Croissy] La Fondation Galien

14/04/2017

Qu'est-ce-que la Fondation Galien ?

Grâce au legs financier que lui a fait Mademoiselle Louise Augustine Victorine Galien, l'Assistance Publique de Paris fait l'acquisition en 1926 de la Maison « dite actuellement Maison Joséphine » pour y implanter un orphelinat de jeunes filles. Cet orphelinat, pouvant accueillir jusqu’à 100 pensionnaires, a fonctionné jusqu’en 1972, date à laquelle l’Assistance Publique n’a plus eu la responsabilité des orphelins. Cette mission a alors été confiée aux diverses DDASS (Direction Départementale d’Action Sanitaire et Sociale). La Fondation Galien était une institution laïque. Pour assurer son fonctionnement, elle avait recours à du personnel croissillon et de l’Assistance Publique.

Qui étaient les Galiennes ?

 

Les jeunes filles, en bonne santé physique et mentale, orpheline de mère ou de père étaient admises entre trois et douze ans et quittaient l’institution à leur dix-neuvième année.

Avant 1940, un enseignement primaire était prodigué aux pensionnaires au sein même de l'orphelinat, complété par des cours professionnels de couture, de coupe et de dessin. Après 1945, la scolarité était assurée dans l'école des filles de la ville de Croissy. Beaucoup de croissillons se souvennent de ces "Galiennes" en uniforme qui rejoignaient l'école en rang, encadrées par leurs monitrices. Les études secondaires étaient poursuivient à Saint-Germain-en-Laye (Lycée Léon Desoyer, Lycée professionnel J.B Poquelin) qu'elles atteignaient par la gare de Chatou-Croissy toujours conduites par le personnel de l'institution.

Ces jeunes filles quittaient la Fondation au plus tard à 19 ans diplômées. Certaines sont modistes, couturières de grandes maisons de couture ou en industries, institutrices, secrétaires, beaucoup sont infirmières. La Fondation Galien avait pour mission d’assurer aussi l’éducation religieuse de ces jeunes filles à la demande du parent ou du tuteur.

Quel était leur contact avec les croissillons ?


Elles assistaient, le dimanche, à la messe dans l’église de Croissy et y faisaient leur communion solennelle avec les jeunes croissillons. C’était l’occasion d’une grande fête à la Fondation.
La fête de Noël était aussi l’occasion de divertissements. Une représentation était donnée devant les responsables de l’Assistance Publique, le maire de Croissy et ses adjoints et toute la Fondation. Les jeunes filles y interprétaient des chants et des danses appris durant l’année

 

La ville de Croissy remercie Madame Courtat pour son aimable contribution au travers de ce texte et de ces photos.

 

 

 

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