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Croissy Aujourd'hui

Patrimoine

 

Nichée dans une boucle de Seine à 15 km à l'ouest de Paris et 10 minutes en RER de la Défense, Croissy est au cœur du  Pays des Impressionnistes® 

 

L'ancien village est riche d'une véritable histoire et d'un authentique patrimoine : édifices, paysages, objets d'art... que nous vous proposons de découvrir. 

 

Le gibet seigneurial



Ici se dressait le gibet à trois branches : une potence où l’on pendait les condamnés et trois fourches patibulaires où l’on exposait leurs corps.

Ces six socles percés en pierre sont uniques dans la région : ce sont les derniers vestiges des exécutions capitales du temps féodal… Les seigneurs de Croissy avaient droit de haute justice sur les villageois.

1 avenue des tilleuls

Le pavillon Henri IV

Édifié dans les années 1840 pour le marquis d’Aligre (1770-1847) qui habitait la propriété voisine du Colifichet, ce pavillon est un témoignage original de l’architecture néogothique qui fait fureur en cette époque Romantique.

Rosaces, armoiries, pinacles dentelés, fenêtres à meneaux, festons et arcs en accolades... le pavillon mérite l’attention d’autant que ses propriétaires lui ont conservé son incontestable originalité.

4 avenue des tilleuls
(propriété privée)

Le Colifichet

Entre l'avenue des tilleuls et l'actuelle rue Paul-Demange s'étendait, de 1650 à 1850, une vaste propriété nommée le Colifichet.
Ici vécurent Madame de La Lande, gouvernante des Enfants de France (1672-1761), le chevalier de Saint-Vallier, maréchal de camp du roi (1689-1742), le collectionneur d'art Pierre-Jean Mariette (1694-1774) et le marquis d'Aligre, Pair de France (1770-1847).
Le château du Colifichet a été détruit au milieu du 19e siècle et son parc a été loti pour laisser la place aux propriétés qui longent maintenant l'avenue du Colifichet.
Seuls vestiges de cette grande propriété disparue : le Pavillon carré (3 avenue du Colifichet), les anciens communs (4 Grande rue) et une partie du saut-de-loup qui longeait l'avenue des tilleuls.

La Maison Joséphine

Edifié au 18e siècle par l'architecte parisien Nicolas de Lespine qui y demeurait, cet hôtel particulier fut dans les années 1780 la résidence secondaire de la famille Campan (le secrétaire et la femme de chambre de la reine Marie-Antoinette).
Sous la Terreur, Joséphine de Beauharnais vint s'y réfugier avec ses deux enfants.  Enfin, la propriété a été louée sous le Directoire par Barras qui y organisait de somptueuses fêtes.

Le rez-de-chaussée abrite aujourd'hui le Musée de la Grenouillère.

6 bis Grande rue
(propriété privée)

La Grande rue


La plus ancienne et longtemps l'unique rue de Croissy. C'est là que dans les siècles passés, de part et d'autre de l'ancienne église et du château, s'est concentrée la vie des Croissillons, animée par de nombreux artisans et commerçants.


En l'arpentant aujourd'hui, on découvre encore les anciennes maisons maraîchères du village, souvent bien conservées et restaurées.



La chapelle Saint-Léonard

(ancienne église paroissiale)

Construite à la fin du 12e siècle sous le vocale de Saint Martin, cette petite église gothique a été dédiée en 1280 à Saint Léonard.
Restaurée au 17e siècle grâce à la reine Anne d'Autriche, elle est composée d'une nef unique voutée d'ogives et d'une façade surmontée d'une petit clocher et accostée d'un escalier hors-oeuvre.
Fermée au culte en 1882 et inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1942, elle accueille aujourd'hui des expositions de peinture et sculpture.

La chapelle Saint Léonard
Grande rue


La chapelle Saint-Léonard : vue intérieure


Chapelle Saint-Léonard.


Juchée à plus de 6 mètres, cette imperturbable tête gothique toise les Croissillons depuis près de 900 ans.
« Du haut de cette voûte, neuf siècles vous contemplent » semble murmurer cette discrète sculpture d’une clé de voûtes.
Mais de qui s’agit-il ? L’architecte ? L’abbé ? Le seigneur ?
Mystère…




Chapelle Saint-Léonard.



14 panneaux de bois peints sont insérés dans le garde-corps de la tribune.
Cet ensemble de peintures, dont le support est légèrement concave, est constitué d'anciens ais d'entrevous, c'est-à-dire de planches formant le fond de l'espace entre les solives d'un plafond.

Cet ensemble, datable du 15e siècle, représente des personnages de fabliau portant des phylactères qui les identifient.




Le château de Croissy


Le principal corps de logis a été édifié au milieu du 18e siècle pour le seigneur de Croissy, Paul Gautier de Beauvais, à l’emplacement du château médiéval.
La façade sur cour présente un balcon de belle facture à garde-corps en fer forgé et soutenu aux extrémités par deux têtes de lion et deux consoles à l’effigie d’Hercule.
En 1936, la ville y installe une école primaire qui occupe les lieux jusqu’en 1991.
Le château accueille désormais des expositions temporaires et la bibliothèque municipale.

Château 
12 Grande rue


Le château vu du parc

L'ancienne mairie - école communale


Cette petite maison, édifiée en 1788 pour les habitants de Croissy par leur seigneur Jean Chanorier, a abrité jusqu’en 1887 l’école communale au rez-de-chaussée, et la mairie à l’étage…

Un cadran solaire orne la façade.

38 Grande rue
(propriété privée)




La Maison de Charité

La Maison de Charité fut construite en 1852 grâce à un legs du marquis d’Aligre. Les Sœurs de la Charité y géraient un dispensaire, un pensionnat et une école de filles. L’autre partie du bâtiment abritait l’école communale des garçons. L’ample façade symétrique, habilement restaurée dans les années 1980, se déploie devant la place d’Aligre, plantée de tilleuls.
Avec son fronton et son campanile, c’est un intéressant témoignage de l’architecture scolaire d’avant Jules Ferry.
La Maison de Charité abrite aujourd’hui l’école de musique et des ateliers d’associations artistiques.

Maison de Charité
Place d’Aligre
(propriété communale)

La Vierge du boulevard




Nichée dans une façade qui cache derrière elle un des plus anciens bâtiments de Croissy (ferme mansardée du milieu du 18e siècle), cette statue de la Vierge à l'enfant faisait chaque année l’objet d’une procession et était couronnée de fleurs par les habitantes de Croissy chaque 15 août.


Cette statue a donné son nom au boulevard Sainte-Marie qui est devenu boulevard de la mairie en 1887 puis boulevard Hostachy en 1979. 


3 boulevard Hostachy
(propriété privée)

L’ancienne Poste

Édifié en 1898 par l’architecte Henri Lebœuf, il s'agit historiquement du deuxième bureau de poste de Croissy. Bien que ce bureau ne fonctionne plus (un troisième a été ouvert, presque en face, en 1970), l'immeuble est toujours parfaitement conservé. 

La double pendule est bloquée, l'antenne télégraphique a disparu et les trous des boîtes aux lettres ont été bouchés mais le baromètre (entre "ET" et "TÉLÉGRAPHES") fonctionne toujours.

L'architecture est typique de ce qui se construisait dans notre région à la fin du 19ème siècle : pierres de Carrières-sur-Seine agrémentées de briques. 

L'élément le plus remarquable est la frise de céramiques sous la toiture. Elle représente des timbres postaux du type JA Sage émis en 1876.


5 boulevard Hostachy

(propriété communale)




Dans l'espace Claude Monet, une sculpture de My-Anh, "la rencontre" (1993).





Sculpture
Espace Claude Monet
Chemin de Ronde
Croissy


 

Patrimoine naturel, "la coulée verte", a été inauguré en 2006 par la Lyonnaide des Eaux. Créée sur le concept de promenade-jardin, menant au chemin de halage, elle constitue un parcours pédagogique de sensibilisation à la préservation de l'environnement.

Visites guidées - ouvertures exceptionnelles.
Renseignements au 01 30 15 34 81
www.lyonnaise-des-eaux.fr/yvelines
coulée verte
87 chemin de ronde

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