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Participez à notre opération "Souvenirs de Croissillons"

Pour mieux faire connaître l'histoire de notre ville, nous vous proposons de participer à notre opération "Souvenirs de Croissillons". 

Vous avez été à l'école Croissy et vous avez des photos de classe ? Vous avez dans vos tiroirs des photos anciennes de notre ville ? La fête de la carotte. Une anecdote à raconter ? Un témoignage à apporter ?


Envoyez-nous vos textes et vos photos scannées à pierre.page@croissy.com ou venez aux archives municipales (prendre Rdv 01 30 09 31 35).  Cela permettra de partager avec tous la richesse de vos souvenirs ! 

 

 

La crue de la Seine en janvier 1910. C’était il y a cent ans...

Le 28 janvier, les eaux montent jusqu’au niveau du chemin de ronde et de la rue des ponts. Les villas des berges sont noyées jusqu’à demi étage et une cinquantaine d’habitations sont évacuées à la hâte. 200 habitants ont dû fuir, abandonnant tout sur place. Un désastre...
A Croissy, pays de canotage, on s’est laissé surprendre. On nous signale la façon particulière dont l’inondation s’est passée dans la commune où il n’y avait plus ni maire ni adjoint, ni pompiers, ni bateaux et où l’on est resté trois jours sans secours dans les transes les plus affreuses. (Le Figaro, 4 février 1910).
La Préfecture a finalement envoyé onze pontonniers du Génie militaire d’Arras qui, avec leur deux barques, ont porté secours aux sinistrés et ont assuré les communications. Ce n’est qu’en mars que la Seine réintègrera complètement son lit.

La Seine est devenue un grand lac qui s’étend jusqu’à Rueil
Le parc des berges
La barque des pontonniers navigue sur la rue des ponts
Depuis le petit escalier limitrophe de Chatou

 

 

1969-2009 : les 40 ans du supermarché

Au printemps 2009, le supermarché Champion changeait d’enseigne et devenait Carrefour Market. Un nouveau départ pour la grande surface qui a fêté ses quarante ans d’implantation à Croissy.

Le premier supermarché français, l’Express-Marché, a ouvert ses portes en 1958 juste à côté de nous… à Rueil-Malmaison. Mais il a fallu attendre un peu plus de 10 ans pour que les Croissillons bénéficient de leur propre grande surface.
Tout commence en 1967. La société Primistères anticipe l’urbanisation imminente de la plaine maraîchère. Après une étude de marché, c’est un vaste terrain faisant face aux vastes champs de carottes qui est choisi comme emplacement d’un futur supermarché.
Le permis de construire est déposé en octobre mais le maire Fernand Hostachy, souhaitant ne pas porter préjudice aux commerces de la ville, refuse catégoriquement l’implantation de la grande surface.
L’affaire semble compromise quand finalement la société Primistères reçoit en avril 1969 l’accord du Ministère de l’Équipement puis du Préfet de Région. La grande distribution a vaincu…
Presque aussitôt les travaux commencent et huit mois plus tard, le 10 décembre 1969, le supermarché Record ouvre ses portes.

Les Croissillons découvrent un bâtiment de 2.700 m², un parking de 250 places et des pompes à essence.
La presse locale s’en fait l’écho, témoignant de « la surprise générale devant la surface totale du libre service, l’admiration devant la décoration moderne et l’agencement des rayons surchargés de marchandises à des prix stupéfiants, plus de 25.000 articles. » 
Une cafétéria panoramique occupe à l’intérieur une mezzanine de 300 m². Elle accueille régulièrement des animations et des spectacles. Enfin, cerise sur la gâteau, la grande surface est ouverte tous les soirs de la semaine jusqu’à 22 heures.
Depuis, le supermarché a subi de nombreuses transformations et a changé quatre fois d’enseigne : Montréal (1973-1974), Super Félix Potin (1974-1988), Champion (1988-2009) et enfin Carrefour Market depuis mai 2009.

Le supermarché Record quelques jours avant l'ouverture, novembre 1969
Le supermarché Super Felix Potin en 1980

 

 

Madame Sylviane Fleury, Croissillonne de 1948 à 1962

Aujourd'hui en Mayenne, Madame Sylviane Fleury, nous fait part aujourd'hui de ses souvenirs.

"J’ai vécu à Croissy, rue des moulins, de ma naissance en 1948 jusqu’en 1962, date de mon certificat d’études.
Je vous envoie une photo de cette année là avec la directrice Mademoiselle Guérinelle. Elle aimait la musique qu’elle jouait sur un piano de table en remuant une manivelle sur le coté, tous les vendredis en fin d’après-midi on chantait, elle nous a appris la Marseillaise, le Chant du Départ que je connais encore et des chansons basques.
Depuis le CP avec Madame Ponomareff qui m’a appris à lire, j’ai entendu tous les matins, les midis le sifflet de la directrice pour rassembler les élèves, un premier coup on s’arrêtait de courir ou de parler dans la cours, le deuxième coup on se mettait en rang devant nos classes respectives, puis on entrait en silence dans les classes. 
En classe de CM2 nous avons géré une bibliothèque, chaque semaine ou tous les quinze jours, une responsable de classe était chargée d’acheter un livre avec une caisse qu’on alimentait par petits dons, j’avais acheté « sans famille », c’était une grande responsabilité. 
Je suis allée à l'école maternelle de la place d'Aligre dès l’âge de 2 ans, ma mère, veuve, travaillait à l’usine Neiman. Je me souviens des couvertures rêches lors de nos siestes sur des lits de camp l’après-midi, des marronniers devant l’école et des grandes fenêtres de la maternelle. 
J’avais des amies « galiennes » elles vivaient en communauté dans une institution de la Grande rue, leurs familles ne pouvant pas s’en occuper. Elles arrivaient le matin en rang depuis le vieux Croissy jusque dans le Parc et entraient dans la cours de l’école. En fin d’année, une estrade était dressée dans le Parc Leclerc, les élus municipaux sur des chaises, nous remettaient des prix, pour les premiers prix et le prix de camaraderie la fanfare jouait la Marseillaise, c’était très officiel et impressionnant. 
J’habite aujourd’hui en Mayenne, le hasard a voulu que mon médecin généraliste, soit également de Croissy, nous aimons nous rappeler Croissy. C’était une commune très dynamique, on ne peut oublier la fête de la Carotte, les chars décorés de légumes et de fleurs, des manèges dans le Parc et au rond-point, les batailles de confettis, et les spectacles de grande qualité, nous avons vu la patrouille de France, la cavalerie républicaine, les gymnases des pompiers de Paris, que de bons souvenirs. Croissy est bien resté dans nos cœurs. 
Par chance nous avons encore quelqu’un à Croissy qui m’a transmis votre journal Côté Croissy. Je viens répondre à votre opération « Autrefois Croissy ».
Je m’appelais Sylviane Varin, j’ai le souvenir de camarade que j’aimais beaucoup et que j’ai perdu de vue, qui habite peut-être toujours à Croissy. La vie est ainsi faîte, l’on va poussée par le vent du destin. " 
Sylviane Fleury.

 

 

 

Graffiti allemand du 11 septembre 1940

Ce graffiti a été découvert pendant la démolition de l'ancienne salle des fêtes au château.

Ce texte a été écrit au crayon par un soldat allemand sur le panneau d’une porte dégagée lors de la destruction de l’ancienne salle des fêtes construite en 1938. Comme 27 autres propriétés de Croissy, le château a été réquisitionné en été 1940 par les troupes d’occupation. Une unité de la Wehrmacht, commandée par le lieutenant Gorgensohn, s’y est installée le 27 juillet et l’a aménagé en poste de garde. Elle y est restée jusqu’au 1er novembre 1940, date de l’arrivée d’une autre unité qui y restera près d’un an. 

Traduction : "Comment je partis au front. On est samedi ; le nettoyage du quartier est en cours. Là, soudain, le crissement aigu du sifflet. Le sergent de permanence entre dans les chambrées : « Rassemblement immédiat des recrues au poste de garde ! » Nous nous précipitons, et bientôt paraît l’adjudant avec sa serviette. Voyez, sa face rayonne aujourd’hui, et de sa grande gueule sortent des mots tout en douceur quand il demande : « Il faut soixante volontaires pour le front » Il est abasourdi quand tout le monde se précipite. Mais il n’y a qu’une chose qui compte : Sortir de cette écurie pour aller se battre, il y va de l’intérêt du Peuple. Et ce but est si élevé, si éloigné, que, pour l’atteindre, nous donnons tout avec joie. Allemagne, à partir de ce jour notre vie t’appartient. Ton existence me dépasse de loin, car d’abord le Peuple, et, loin derrière, moi ». 11 septembre 1940

 

 

Institutrice à Croissy de 1959 à 1972

Merci à Madame Thérese Herpe qui nous ont envoyé ces photos. 
Agée aujourd'hui de 87 ans, Thérèse est inscrite au Club Micropuce et vous propose de la contacter à cette adresse email th.herpe@yahoo.fr

de gauche à droite :
Louis Herpe directeur du primaire et du collège qu'il a ouvert en 1960
Thérèse Herpe classe CP
Maurice Bonnin classe CM1
Madeleine Bonbled   classe CE1
Raymond Desmeulles
Mireille Coutelle classe CE2
Gaston Muzeau  classe CM2

Enseignants de l'école primaire au Château en 1960 (Madame Herpe en blouse blanche)
Equipe de football du collège en 1960
1963 : Classe de garçons en CP au château

 

 

Les élèves de l'école primaire Leclerc en 1932

Merci à Mesdames Denise et Sylvie Bouvier qui nous ont envoyé cette photo.

 

 

Les élèves de l'école maternelle d'Aligre en 1951

Merci à Monsieur Pierre Libaude qui nous a envoyé cette photo.
L'école maternelle d'Aligre abrite aujourd'hui l'école de musique et les ateliers d'art.

classe de maternelle en 1951

 

 

Les élèves de l'école maternelle d'Aligre en 1949

Merci à Monsieur Daniel Lambert qui nous a envoyé cette photo.

La Maison de Charité a été construite en 1852 sur la place d'Aligre. Elle abritait initialement un dispensaire tenu par les soeur de la Charité. Très vite la commune en a fait une école primaire. L'école devenant trop exiguë, les filles quittèrent l'établissement en 1886 pour s'installer dans le parc Leclerc et les garçons en 1938 pour s'installer au château. Dans les années 1945 à 1955, elle a accueilli l'école maternelle.
Abandonnée pendant 30 ans, la Maison de Charité abrite depuis les années 1980 l'école de musique et les ateliers d'art.

classe de maternelle en 1949

 

 

Les collégiens 1978-2008 : 30 ans après !

Cette initiative, Belem de Faria l’a prise suite à une discussion avec une camarade, qui lui disait : « Je me demande ce que chacun est devenu ? ». Elle a alors lancé le pari et Belem a retrouvé 19 élèves (2 n'ont pas souhaité participer aux retrouvailles) de sa promo 30 ans après, pour une photo au collège Jean Moulin 

Belem de FARIA , élève au collège Jean Moulin en 1979 :
Dès la mi-novembre j’avais réussi à retrouver 19 élèves, sur les 23 sur la photo. Sur les 24 élèves de cette année là (1 était malade le jour de la photo), 16 habitent en banlieue parisienne, dont 5 à Croissy, 4 au Vésinet. Les 8 qui restent sont en Province, Bordeaux, Avignon, Oison (45), Breuilpont (27), Chalon sur Saone (71), Tours et Toulouse. 
Quand nous avons retrouvé notre professeur principale, Madame AVARRE, qui mérite d’être citée, elle m’a dit au téléphone lors de mon premier appel : « C’est formidable ! J’attendais un tel appel depuis 30 ans ! » Elle avait demandé aux différentes principales du Collège de créer un Club des Anciens, et on lui avait toujours rit au nez ! 
Ensuite elle nous a surprise, car elle se souvenait de nous. Elle a été professeur au collège Jean Moulin jusqu’en 2005 ! C’est vous dire le nombre d’élèves qu’elle a eu dans toute sa carrière ! Elle se souvenait de nous, car elle avait eu une promotion, en 1979, pour être principale adjointe à St Germain en Laye, et elle avait refusé le poste, en prétextant qu’elle s’était trop attachée à nous ! Elle avait aussi gardé les cassettes audio sur lesquelles elle nous enregistrait pendant les cours de français et anglais. Cette année là, elle était notre prof d’anglais. Nous avons eu la joie de nous entendre avec nos voix d’enfants ! 
Pourquoi cette classe, plutôt qu’une autre ? 
Pourquoi avons-nous tous la même photo de classe, et uniquement cette année là, aucune autre des années collège ? 
Pourquoi avais-je gardé mon livre d’anglais et d’espagnol de cette année là ? 
Pourquoi avais-je tous les noms de famille écrits au dos de ma photo ? 
Pourquoi tout le monde (sauf 2) a répondu présent ? 
Sans doute parce que nous étions déjà très soudés, très proches, que 4 filles, mais très entourées, par des gars bien !


Lors des retrouvailles, qui se sont déroulées dans une grande simplicité et un naturel extraordinaire, nous nous sommes retrouvés comme nous nous étions quittés, 28 ans plus tôt, avec le même regard d’adolescent et bien sûr beaucoup d’émotions ! 
Alors dans les métiers, nous avons : pour les filles : 2 coiffeuses, dont une qui a son propre salon et 2 assistantes de direction. 
Chez les garçons : 1 plombier, un garagiste, des informaticiens, un réalisateur de télévision, un juriste, un voyagiste, un directeur d’office du Tourisme, un directeur Qualité, un paysagiste, un directeur artistique, un prothésiste dentaire, un commercial, un décorateur, et puis le meilleur sommelier du monde en 2000 ! Monsieur Poussier, en personne, qui nous a régalé de bon vin et champagne…Tous, nous avons un métier, du travail et une famille, à l’exception de 2 célibataires… 
Nous avons fini la soirée à la Trattoria, comme nous le faisions en 1978-79, lors de nos repas de fin d’année. 
Mais avant de nous séparer nous nous sommes promis de ne pas nous retrouver dans 10 ans ! Mais dès l’année prochaine. Nous louerons un car et partirons pour un week-end dans les vignes, avec Olivier Poussier pour guide, bien entendu ! 

Ceci dit, avant janvier 2008, les contacts se multiplient, et chacun organise des repas et soirées entre « anciens du collège » ! C’est ainsi que le réalisateur et le juriste, qui étaient super copains en 1978, se sont rendu compte qu’ils travaillaient tous les deux chez France Télévision, mais ne s’étaient jamais croisés en 28 ans ! L’un habite Croissy, l’autre au Vésinet… 

Ma plus grande satisfaction, c’est d’avoir réussi à recréer des liens non seulement entre nous les élèves, mais aussi entre nos parents, et enfin entre nos professeurs qui se sont revus avec plaisir ! 
Le seul regret était sans doute que c’était trop court une journée ! Mais ce qui était excellent c’était d’avoir nos principaux professeurs, français : M. LUCAS, histoire/géo : Madame BILLANGEON, maths : Madame AZALBERT, Espagnol : Madame FAGEDE, Anglais : Madame AVARRE et même notre prof de français et H/G en 6ème et 5ème : Madame BONY. 

Et aussi d’avoir pu évoquer des souvenirs de 1978, de leur dire combien on avait détesté leur cours ou combien ils nous avaient été profitables, leurs cours !"

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